Graphistes, Directeur artistiques, web designers et autres créatifs indépendants, le web fourmille de portfolios. Alors, comment choisir la perle rare pour votre agence ou votre entreprise ? Qu’elles sont les critères en plus du prix et du style que vous pouvez prendre en compte ? Savoir se servir de Photoshop ne suffit pas pour être graphiste professionnel indépendant. Évidemment, je n'écrirais pas ce billet si je ne me considérais pas comme un professionnel indépendant. Mais qu'est-ce qui me défini comme tel ? Pour certains, nous, sommes considérés comme un risque. Vous ne nous connaissez pas. N’étant pas votre salarié, nous pourrions «disparaître » lorsqu'un projet ne fonctionne pas. Oui, il y a des créatifs indépendants comme ça. 
 Il y a certaines choses que vous pouvez faire pour réduire ce risque.


Voici 7 astuces à connaître
pour recruter un créatif  fiable et talentueux

en freelance.


#1
 Quelle est la part du créatif
dans son portfolio ?
 Vous pensez la réponse évidente : "Si c’est sur le web, c’est que c’est vrai" ?! Ce que vous voyez d'un créatif indépendant a sûrement été conçu par eux ?! Étonnamment, ce n'est pas toujours le cas… Et ce n’est pas forcément par malveillance. En voici les 3 principales raisons :
- En agences, certaines idées de projets peuvent venir de directeurs de créations, le créatif n'a fait que le réaliser. Ce qui est rarement mentionné dans un portfolio.
- Parfois, plusieurs créatifs ont travaillé sur un même projet et il va de soi que tous les participants peuvent avoir ce projet présent dans leur portfolio à partir du moment qu’il mentionne bien la partie qu’il a réalisée, ce que certains omettent de faire.
- D’autre part, s’il a décliné par exemple  une campagne globale en bannière web, il pourra avoir cette bannière sur son site ce qui peut donner l’impression qu’il est à l’origine de la campagne alors qu’il n’en est rien. Un graphiste honnête y aura mentionné qu’il s’agit bien d’une déclinaison.
 Donc, avant de vous laisser emporter par certaines créations, de grands noms qu’un créatif indépendant affiche sur son site Web, assurez-vous de savoir quelle était son implication sur chaque projet et n'hésitez pas à lui poser des questions ou lui faire raconter l’histoire de tel ou tel projet. Il est important que vous choisissiez votre créatif freelance sur sa force de conception, pas sur celle d’un autre !

#2 
Rencontrez-le en personne
(ou en visioconférence)
 Pour établir une relation de confiance entre vous et le freelance que vous allez choisir, il est nécessaire de le rencontrer. Une relation, même de travail ne peut s’épanouir sans un vrai contacte visuel et permet de savoir si ce freelance est quelqu'un avec qui vous pouvez/voulez travailler ou non. Si son lieu de travail ne lui permet pas de se déplacer ou si vous n’avez pas beaucoup de temps, rencontrer le via visioconférence pour avoir cette conversation en face à face. Vous pourrez alors avoir un aperçu de sa personnalité et vous faire une vraie première idée de la personne à qui vous allez confier votre projet. 
 Personnellement, je cherche toujours à pouvoir avoir cet entretien, cela me permet notamment de mieux connaitre le client et ses besoins afin de bien répondre à ses problématiques. Et s’il n’a pas le temps, j'insiste pour l’avoir au moins une fois au téléphone ou en visioconférence avant de commencer le projet car c’est à mon sens aussi à nous en tant qu’intervenant de poser les bases d’une bonne relation de travail.



#3

Les CGV
 Avant de commencer tout travail, il est très important que votre créatif indépendant vous propose un ensemble clair de conditions générales sous forme de CGV. Il est tentant de ne pas s’embêter avec de telles choses, mais que se passe-t-il si vous n’aimez pas le travail produit par votre designer ? Avez-vous discuté d'une politique d'annulation ? Quelles sont les conditions de paiement et à qui appartient le droit d'auteur de l'œuvre de conception ? Qui paye les droits d’images et de typo choisis par le graphiste ?
 Les CGV ne sont pas obligatoire cependant, il est fortement conseillé d’en disposer. Dans tous les cas, les CGV doivent être acceptées par le client. S’il en est autrement, vous ne pouvez pas faire valoir vos droits en cas de litige en vous appuyant plus tard sur ce qui a écrit. 
 La dernière chose que vous voulez, c'est un malentendu plus tard. Donc, quelle que soit la taille du travail, assurez-vous qu’il mette en place des conditions préliminaires solides.



#4 
Les logiciels
 Demandez au créatif Freelance quel logiciel il va utiliser. Tous les graphistes professionnels devraient utiliser le logiciel Adobe. C’est la norme de l’industrie, et bien que d’autres options soient disponibles, je serais bien curieux de connaitre les raisons qui les a poussé à utiliser des logiciels qui ne sont pas largement utilisés par de nombreux autres designers professionnels.
 D'une manière générale, Adobe Photoshop est l’outil d'édition pour manipuler l'imagerie et la photographie. Les logos et les graphiques vectoriels sont créés dans Adobe Illustrator et tout type de documents textuels doivent être créé dans Adobe Indesign. Un concepteur expérimenté doit utiliser le programme de conception approprié pour le travail à effectuer. Si le freelance veut concevoir une brochure dans Photoshop, je serais inquiet.
 Assurez-vous aussi de savoir s’il possède la licence de ses logiciels et s’il possède les dernières mises à jour. Je vais vous raconter une histoire qui s’est passé pas plus tard que le mois dernier. Une fois mon travaille de conception réalisé, comme convenu, je l’ai fournis dans l’après-midi à une jeune graphiste freelance présente dans la même agence. Elle était chargée de décliner mes fichiers Indesign pour le soir. À 20h le soir, je reçois un coup de fil du patron l’agence qui ne comprend pas pourquoi mes fichiers ne peuvent être ouvert sur l’ordinateur de la graphiste. Ça faisait plus de 3h qu’ils essayaient de trouver une solution. Mes fichiers étaient parfaitement réalisés et je le savais. J’ai donc demandé qu’il me passe la graphiste pour vérifier. Il s’est avéré qu’elle avait juste une version piratée d’Indesign sur son ordinateur et donc un logiciel non mis-à-jour. Ce qui provoquait systématiquement une incompatibilité avec les projets des autres freelances. En choisissant d'économiser sur sa licence logicielle, elle m’a fait perdre mon temps, celui du patron et a mis en péril un projet qui était vraiment urgent. Et je ne vous parlerais pas en détail des risques, même minimes, de piratage de donnés du freelance et donc de votre projet dû au téléchargement de logiciels piratés.


#5 
L'assurance responsabilité civile


 Un freelance professionnel indépendant doit avoir une assurance responsabilité civile. Il peut aussi prendre une assurance responsabilité professionnelle bien que celle-ci n’est pas obligatoire. La majorité des graphistes n’en ont pas pris une. Pour votre tranquillité d’esprit et pour la leur, il vaut mieux leur en demander une dès que le projet a de l’importance ou que vous prenez le freelance dans vos locaux. En effet, s’il y cause des dommages l’assurance de responsabilité professionnelle est la seule qui lui viendra en aide. 


#6 
Les sauvegardes


 Demandez-lui comment le travail est sauvegardé. Imaginez que sont matériel tombe en panne. Les fichiers de votre projet doivent vraiment être sauvegardés sur deux supports différents. Idéalement dans le cloud ainsi que manuellement sur l’ordinateur ou disques durs externes. S'appuyer sur une seule de ces options est très risqué.
 Pour en revenir aux agences, le travail est souvent perdu car il n’y a pas toujours de serveurs de sauvegarde. Et quand c’est le cas, les employé attendent d’avoir leur disque plein pour y transférer des fichiers qu’ils effacent alors de leur disque. Ils suppriment même parfois leur travail sans sauvegarde faute d’espace sur leur disque interne. J’ai pu y constater un nombre incroyable de fois la perte d’un fichier.
 Personnellement, mes fichiers sont stockés sur mon post et envoyé ensuite sur un cloud Méga chiffré bout à bout. Je garde les fichiers sur le cloud 1 an (ou plus à la demande de mes clients). En plus de cela, j’archive systématiquement chaque projet fini sur un disque SSD externe.




#7 
Les délais
Un projet sans calendrier est un projet qui va trainer. Il ne s'agit pas seulement de la date limite de livraison finale ou deadline, mais aussi des étapes de révision entre les deux. Votre concepteur doit définir des objectifs de livraison réalistes pour les différentes étapes de votre projet, ce qui devrait vous laisser amplement le temps d'examiner le travail et de donner votre avis. Des délais irréalistes causeront du stress et des erreurs surtout lorsque le projet se précipite à la fin. Un designer expérimenté saura approximativement combien de temps les choses prennent et peut vous donner un calendrier réaliste.
Il convient aussi de fournir les informations et les éléments demandé par le créatif dans des délais raisonnables. Fournir une information essentielle la veille de rendu peu vous mettre vous et le créatif dans vraiment dans l’embarras.


Nicolas Moreau
Directeur Artistique freelance et bienveillant / Concepteur / Spécialiste images.


J'apporte une expertise créative et professionnelle à vos projets sans jamais perdre le sourire. Parlons-en autour d'un café.
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